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Historique du Clain Sud

Syndicat Mixte des Vallées du Clain Sud
siège social : 24 avenue de paris 86700 couhé - 05 49 37 81 34 - 06 81 59 74 25 centre technique de st maurice : mairie de st maurice la Clouère 58 rue Principale 05 49 18 25 48

fiche signalétique du syndicat

clain.sud@gmail.com

Historique du syndicat 

Le Syndicat Mixte des Vallées du Clain Sud est issue de la fusion de 3 syndicats au 1er janvier 2016 : le Syndicat Mixte du Clain Sud, le Syndicat Mixte d'Aménagement du Val de Clouère et le Syndicat Intercommunal d'étude et d'aménagement du Palais et de la Rhune. (l'arrêté préfectoral portant sur la fusion des syndicats page 5 à 15)

Le Syndicat Mixte du Clain Sud a été mis en place par les élus des collectivités (18 communes) en 2001 suite aux dégâts de la tempête en 1999 pour retirer les arbres et embâcles en travers des cours d'eau. La collectivité ainsi créée a pu bénéficier des aides de l'agence de l'Eau, du Conseil Régional et du Conseil Général et dés lors recruter un technicien de rivière et 3 agents en contrat aidé (CES puis CEC devenu aujourd'hui CAE) pour entretenir des cours d'eau. Au fil des années, le poste de technicien a été conservé ainsi que deux postes sur trois en qualité d'agent pour continuer l'entretien et de plus en plus réaliser des travaux de restauration de cours d'eau. En 2006, la LEMA change les orientations budgétaires. Les partenaires financiers favorisent davantage les actions de restauration que les travaux d'entretien. En 2010, la réforme des collectivités impose une rationalisation des collectivités. Les communes doivent se regrouper en EPCI à FP (Etablissement Public du Coopération Intercommunale à Fiscalité Propre = Communauté de communes, communauté d'agglomération et communauté urbaine) et les syndicats doivent également être rationalisés. 

Présidents du Syndicat :
de 2001 à août 2013 : Patrick Pellerin
de 2013 à mai 2014 : André Sénécheau
de mai 2014 à aujourd'hui : Philippe Bellin
Etudes sur le territoire du syndicat (Hydroconcept première étude, Serama complément par rapport à la Directive Cadre sur l'eau et NCA sur le bilan de 5 ans de travaux) :
- Hydroconcept : " Etude préalable au contrat de restauration et d'entretien du Clain amont et de ses affluents, Document 1 : présentation génrale" ; 2001 ; 45 p. (voir le document en pdf)
- Hydroconcept : "Diagnostic" ; 2001 ; 57 p. (voir le document en pdf)

- SERAMA : "Etude complémentaire au Contrat de Restauration et d’Entretien du Clain 2008-2012, Calage de l’étude préalable avec la Directive Cadre Eau, diagnostic, actions et suivis Phase 1 : Etat des lieux et pré diagnostic de l’état des masses d’eau" ; 2010 ; 91 p. (voir le document en pdf)
- SERAMA : "Etude complémentaire au Contrat de Restauration et d’Entretien du Clain 2008-2012, Calage de l’étude préalable avec la Directive Cadre Eau, diagnostic, actions et suivis Phase 2 : Définition d’un programme d’actions et d’un dispositif de suivi et d’évaluation; 82 p. (voir le document en pdf)

- NCA : "Bilan du contrat de restauration et d’entretien du Clain 2008-2012 et programmation d’un nouveau contrat" ; novembre 2013 ; 138 p. (voir le document en pdf)
- NCA : "Synthèse de l'enquête auprès des communes" ; décembre 2013 ; 16 p. (
voir le document en pdf)
- NCA : "Synthèse des enjeux" ; décembre 2013 ; 9p. (voir le document en pdf)


Le Clain dans l'histoire 

"C L A I N ou Le Clain , Clanis Clanius, & Clitis, riviere de France en Poitou. Elle a fa fource dans la même Province,prez d'un village dit la Boëre,entre Charroux & l'Ifle Jourdain ; & ayant reçû la Vonne,la Clouëre,&c.Elle paffe à Poitiers , où il fe divife en canaux & fait quelques Ifles.Enfuite elle fe va joindre à la Vienne au dffus Chaftelleraud, en un endtoit dit le Port de Senon, le Clain perd fon nom. * Papire Maffon,defcr.flum.Gall.De Thou, Hist.li.45.c.9. "

Extrait du : "Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane". Tome 1, Partie 2 / ... Troisième édition, corrigée, & divisée en deux tomes (4 parties). Par Mre Louys Moreri,... Auteur : Moreri Louis (1643-1680) ; Éditeur : J. Gyrin et B. Rivière (Lyon) ; 1683 ; (disponible sur la BNF : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb309795796 )

Le Dictionnaire géographique de la France de 1896  présente le Clain ainsi :

"Le Clain : Gracieuse rivière des départements de la Charente et de la Vienne, en un bassin presque entièrement oolithique, avec lambeaux de granits, gneiss, lias, craie inférieure, terrains tertiaires. Dans la Charente il n'a guère que 5-6 km de cours. Il y naît à 6 km Nord Ouest de Confolens, à 5 ou 6 m de la rive de la Vienne, sur un plateau de 200-230 m. Sorti d'un petit étang, à 200 m d'altitude, au bord de la route de Confolens à Ruffec, il coule vers le Nord Ouest, direction qu'il garde jusqu'à la confluence de la Dive et de la Bouleure, où il se prote, et cela définitivement vers le Nord Nord Est. Le Clain baigne Hiesse, forme l'étang de la Vigerie, long de 600 m, reçoit le Préhobe ou Probe à Pressac, coule devant l'église romano-ogivale de l'ancienne abbaye de Bénédictins de la Réau (Regalis), puis devant St Martin l'Ars, et s'accroît du Payroux devant le village de Payroux; ensuite vient Joussé. Le ruisseau (car le Clain n'est encore qu'un ruisseau), qui jusque-là cheminait assez uniformément dans une espèce de sillon du plateau, devient très tortueus et, plus rapide, serpente, de cap de colline à cap de colline, en des gorges profondes, qui parfois ent du caractère, par Château-Garnier, Sommières où débouche le ravin du Bé, la vieille abbaye de Moreaux, les ruines du château de la Millière, Anché, Voulon. En ce lieu, qui est ou n'est pas le Campus Voclandensis où Clovis battit Alaric, le Clain rencontre le chemin de fer de Bordeaux à Parus, qui désormais va le suivre fidèlement jusqu'à son embouchure, et, en même temps il s'y double presque par la confluence de la petite rivière qui vient de se former, à moins de 500 m en amont, deux cours d'eau venus des Deux-Sèvres, la Dive du Sud (ou Dive de Couhé) et la Bouleure. Dès lors petite rivière, le Clain va se doubler encore, et plus que doubler dans les vastes prairies de Vivonne : dans cette ville même il reçoit la toute charmante Vonne et le Palais, et à 1800 m en aval la longue Clouère à l'étroit bassin, que suivent des confluences de petits ruisseaux intarissables : ru d'Aslonnes, ru de Ruffigny et ru des Dames près d'Iteuil, ru des Petites rivières à Ligugé, ru de Fontaine le Comte en amont de St Benoît, bourgade où débouche le Miosson. Ici et jusqu'un peu en aval de Poitiers, son cours est admirablement pittoresque ; de hautes roches à pic le domine, dont les plus célèbres sont celles de Passe-Lourdin (un peu en amont de St-Benoit), et le Roc-qui-vaboire- à-midi (en aval) ; la rivière, plusieurs fois franche par des points du chemin de fer de Bordeaux à Paris, est limpide, profonde, presque toujours immobile ; c'est un méandre qui ne cesse de se porter serpentueusement des talus de sa rive droite à ceux de sa rive gauche et vice versa. Poitiers sur sa haute colline dominant le Clain au Sud, à l'Est, au Nord, et la Boivre à l'Ouest, est une des villes les fièrement campées de France, et les vieux souvenirs, les antiques monuments ajoutent encore à sa beauté. Le Clain, grossi de la Boivre, quitte Poitiers au pied des rochers de la Cueille-Mirebalaise, faubourg escarpé de la ville il s'augmente de la rive de l'Auzance près Pont d'Auzance en amont de Chasseneuil ; il passe au bas de St-Georges, à Clain, a Dissay, à St-Cyr où tombe la Pallu, à Moussais la Bataille, dont le surnom rappellerait « la terrible mêlée 'dite bataille de Poitiers) qui arrêta net l'expansion de l'empire universel arabe », la Tricherie-sous-Beaumont, les Barres près de Naintré, et va s'unir à la Vienne, rive gauche, par 42 m d'altitude, à Cenon à 3km ½ en amont de Châtellerault. Avec le Taurion, la Creuse, la Gartempe, c'est la rivière la plus abondante qui rapporte son tribut à la Vienne ; c'est surtout la plus « fidèle », vu la constance de ses eaux estivales, et celle dont le volume oscille le moins dans les douze mois de l'année. Cours de 140 km: large de en amont de Poitiers de 30, en arrivant à la Vienne 40 ; bassin 296594 hectares ; eaux ordinaires très abondantes, étiage soutenu, grâce non seulement aux nombreux affluents, mais, et peut-être surtout,

grâce aux sources de fond ; en certains endroits, notamment à Poitiers, « le baigneur, en été passe souvent d'une eau tiède à l'onde glaciale de fontaines qui jaillissent de lit même de la rivière ».Débit ordinaire 12 m cubes, étiage 3m cubes, 71 moulins à blé, 6 minoteries, 4 moulins à graines, 6 moulin à trèfle, amidonnerie, 3 huileries, 4 scieries, 3 filatures, moulin à foulon, 2 papeteries, 3 fabricants de couteaux, moulin à mécanique. -Grégoire de Tours l'appelle Clennus ; on trouve

ensuite successivement : Clinnus, Clennius, Clinnius, Clinus, Clenus, Clennis, Clienne, Clenc, Clemnis Clayn, Clin, Cleyn, Clanus, Clan. En somme, c'est Glen, le Gleau, le Glyn celtique, si connu en Ecosse, et qui veut dire vallon rivière.

 

L'entretien de rivière avant le syndicat 

L'entretien du Clain comme de nombreux cours d'eau devait se faire avant l'apparition des tronçonneuses et des tracteurs de différentes façons en fonction de la largeur du cours d'eau, de la présence de moulin, des habitants vivants autour, de la nature des sols et des espèces présentes. Il faut préciser qu'avant la guerre de 39-45, rares étaient les personnes sachant nager. Les cours d'eau alors trop large et trop profond présentés un danger trop grand pour intervenir sauf sur les radiers et les passages à gué. D'après l'analyse de Régis Barraud à partir de peinture ancienne de moulin, les berges des cours d'eau n'avaient que peu de ripisylve. Il est fort probable que les meuniers s'arrangeaient avec des habitants pour limiter le développement d'arbre trop grand en bord de cours d'eau, d'une part pour récupérer le bois (pour le chauffage), d'autre part pour éviter qu'il s'encastre dans les pelles du moulin (des moulins sont encore équipés de grille). Dans les petits cours d'eau, où l'on peut avoir pied, les arbres étaient sans doute menés à maturité pour les exploiter en bois de chauffage. L'aulne et le frêne constitués également une ressource en bois de travail comme les sabots pour l'aulne et comme manche d'outils pour le frêne. L'osier poussant également au bord des cours d'eau servait, et sert encore, à confectionner des paniers, des nasses,... cette espèce comme le frêne et le chêne étaient menées en tétard. Coupés en tête (1-2m) régulièrement, leurs rejets permettaient de multiples usages. Le marais poitevin en a d'ailleurs gardé les stigmates. Cette pratique se retrouve également sur les cours d'eau moyen et plus particulièrement aux abords de jardin rivulaire. 
Des suggestions, documents, commentaires,... sur ce texte?

N'hésite pas à nous en faire part, d'autant plus si cela concerne les cours d'eau que nous avons en gestion.  

Si vous avez des photos ou des cartes postales anciennes, cela nous intéresse, nous ne diffuserons les photos qu'avec votre accord bien évidemment.

Mais des questions se posent sur la nature des relations entre l'homme et les cours d'eau. Des sites antiques ont été découverts à Rom et Sanxay (respectivement au bord de la Dive de Couhé et la Vonne) alors que les cours d'eau sont, à ce jour, à sec ou en rupture d'écoulement. Cela suppose que les cours d'eau avaient des débits plus important pour permettre le développement de village mais y-avait-il un entretien ? notamment pour éviter que les ponts construits ne soient emportés par les bois. Utilisaient-ils les bois de rivière tels que le frêne et l'aulne ou préféraient-ils les essences d'arbre au bois plus dur tels que le chêne et l'orme pour la construction, les outils, le chauffage,... ?  Cette question sur l'entretien peut expliquer certains aménagements anciens qui en ont entraîné d'autres plus récents, en particulier les moulins et des pêcheries. Sur les cartes postales anciennes nous pouvons constater que les bords de berges sont "propres" avec très peu d'arbres et des cours d'eau très ouverts. Il est cependant  possible que les photos prises ne reflètent pas l'état des cours d'eau en général puisqu'elles ont été choisies pour donner un point de vue sur un paysage, donc un espace ouvert. En écoutant les anciens parlés de leurs grands-parents, les rares échos d'entretien de rivière se portent essentiellement sur le faucardage avec le dail ou le râteau et sur le curage. Il faut entendre par curage, l'évacuation des cailloux, de la vase,... à la main et pas le curage à la pelleteuse. Il existe une exception pour la Bouleure vers Chaunay qui a été curée dans les années 20-30 avec une dragueuse. Outre ce contre exemple, le curage restait une opération légère comparée à la notion que représente ce terme aujourd'hui. Le curage d'une partie des cours d'eau suivant : la Dive de Couhé, la Bouleure, le Bé, le Payroux, le Maury, le Clain ; a été réalisé essentiellement pendant les années 65 à 80 avec l'utilisation pelleteuse et parfois de bull doser. 


Extrait du plan de masse des travaux hydrauliques sur la Dive de Couhé en 1974 (réalisé par EHO Etudes Hydrauliques de l'Ouest pour le SIVM de Couhé Vérac ancien nom de la communauté de communes de la Région de Couhé)
 

 

 


Une autre ressource d'information permet d'en savoir davantage sur l'entretien-l'aménagement de cours d'eau dans le passé : quelques affaires juridiques relatent des conflits entre les différents usagers, l'administration, les communes comme par exemple sur le Miosson et une affaire de curage ("Recueil des arrêts du Conseil, ou Ordonnances royales rendues en Conseil d'Etat", tome 6, 1824, p.336-346 pas d'exemple trouvé sur le territoire du syndicat). Il existe également des documents anciens propres à chaque moulin et étang ayant un droit d'eau, mais ils ne font pas mention de la méthode d'entretien même si l'entretien reste un devoir.

L'entretien de cours d'eau a sans doute changé depuis le XIXème pour différentes raisons : le chauffage au bois a été supplanté par le chauffage au fioul et parmi les bois de chauffage le chêne, l'orme et le charme sont privilégiés aux frênes et à l'aulne, enfin le travail en bord de rivière s'avère plus difficile qu'en plaine, surtout en hiver. En même temps, la déprise agricole et les guerres ont diminué les forces vitales des territoires ruraux amenant à délaisser des travaux peu ou pas urgent-important comme l'entretien de cours d'eau. En plus la diminution du nombre de moulin a sans doute contribuée à l'augmentation de la ripisylve. Depuis, les arbres sont arrivés à maturité (environ 80-120 ans pour l'aulne et 120-180 ans pour le frêne selon les sources ) impliquant des chutes d'arbres morts ou déperissants. Il faut préciser que ces deux espèces sont sensibles à certaines maladies (Phytophtora alnii et la Chalarose du frêne) mais la quantité de bois mort en rivière provient surtout des tempêtes et des crues qui emmènent les bois. Dans les bois retirés nous constatons qu'environ 30% ont déjà été coupés.

Face à cette accumulation de bois, formant parfois des embâcles volumineux, les propriétaires riverains ne veulent pas s'en occuper. Les moyens nécessaires pour retirer un embâcle ou couper des arbres penchés, des arbres morts,... sont trop importants pour eux (barque, tronçonneuses, cuissardes, outils de débardage, connaissances des techniques de bucheronnage,...) et parfois dangereux. De plus certains ne peuvent plus physiquement ou ne veulent plus parce qu'ils n'ont plus d'intérêt, ou encore certains n'ont pas connaissance qu'ils sont propriétaires. 

Quelques cartes postales anciennes du Clain sur le territoire du Syndicat 

          


Le Clain à Poitiers et la crue de 1982 ; extrait disponible sur l'INA

22 déc. 1982 ; durée : 01min 58s description : "Poitiers a connu ces derniers jours des crues historiques : le Clain est monté jusqu'à 5,60 mètres. On craignait un affaissement du pont de l'intendant Le Nain. Les routes ont été coupées et des maisons ont été sinistrées. Le préfet et le maire ont mit en place des mesures pour affronter la crise. Aujourd'hui, la situation revient peu à peu à la normale."
 

Des cartes :

Sur Géoportail vous trouverez les cartes de Cassini. Il s'agit de carte du XVIIIème siècle avec la toponymie et le contour des vallées, cours d'eau. Ces cartes ont été calées au mieux par l'IGN par rapport aux cartes actuelles. Elles présentent l'avantage d'avoir les noms de lieux, de moulins, le dessin des vallées, etc... de l'époque. Cependant leurs localisations ne sont pas toujours bonnes. D'autres cartes anciennes existent, la plus ancienne (carte), correspond à la table de Peutinger (Tabula Peutingeriana, 1265) où Poitiers et Rom sont mentionnés ( Lemonum et Rauranum ) mais reste limitée et ressemble davantage à une carte routière (pour en savoir plus). Une autre carte, plus récente, a été éditée, la carte dite "d'Etat Major" au 1:50 000. Sur le territoire du syndicat, la dalle qui correspond le plus est la n°143, Poitiers S.O. (1849 et révisée en 1907). Monochrome, elle précise la localisation des lieux par rapport à une projection (en l'occurence Lambert 2).

La carte de référence reste à ce jour  la "carte IGN au 1:25 000" basée sur des photos aériennes (appelées orthophoto lorsqu'elles ont été calées sur une projection). Les photos aériennes et en partie les anciennes sont également disponibles sur le site de l'IGN.

carte de synthèse du bassin du Clain (réalisée en 2012 dans le cadre du Master 1 diagnostic socio-spatiale à Poitiers, pdf 8mo)
carte_synthese_bassin_du_clain


 


Les travaux ne se limitent pas à une vision "écologique" de la rivière, d'autres enjeux sont pris en compte : les usages sur le site, l'histoire, le paysage, les travaux effectués ou prévus en amont et en aval,... Enfin les travaux ne sont réalisés qu'avec l'accord du ou des propriétaires dans un optique d'intérêt général.   

 

Quelques éléments de bibliographie :

BARRAUD R. : “Vers un tiers-paysage ? Géographie paysagère des fonds de vallées sud armoricaines – Héritage, évolution, adaptation“ thèse de géographie ; Université de Nantes ; 2007 ; 412 p.

GUILLOT P. : "La route et la rivière dans l'espace poitevin au XVIIIe siècle" ; Université de Poitiers ; mémoire de maîtrise ; sous la direction de Soumagne J. ; 1992 ; 98p.

GHIOTTI S. : "Les territoires de l’eau Gestion et développement en France" ; Paris ; CNRS Editions ; 2007 ; 246 p.

GIREL J. : "La prise en compte de l'histoire dans la gestion des corridors fluviaux : les enseignements des am énagements anciens" ; Revue de géographie de Lyon. Vol. 71 n°4 ; 1996 ; p. 341-352.

LELAY Y.-F. : "Les hommes et le bois en rivière. Représentations, pratiques et stratégies de gestion dans le cadre de l'entretien des cours d'eau" ; Thèse soutenue le 29 novembre 2007 ; 570 p.

LELAY Y.-F., HONNEGGER M.-A. : “Expliquer l’inondation : la PQR dans les Alpes et le Piémont (1882-2005)“ ;&Geocarrefour ; vol. 84 ; 2009 ; pp. 259-270

LELAY Y.-F., PERMIGEAT F. : “Spécificité territoriale et petits arrangements avec la loi : la place des usages locaux dans l’entretien de rivières (XIXè-XXé siècles)“ ; Géocarrefour ; vol. 83/1 ; 2008 ; pp. 45-55

OLIVIER V. : "Petite histoire Le Clain" ; Geste éditions ; 2007 ; 112 p.

 
 
Quelques données géographiques sur le Clain : 
- longueur : 144km et env. 900 km d'affluent)

-  bassin versant : 3200 km²

- 3 départements essentiellement dans la Vienne

-  pente 2 à 4 ‰ sur les 30 premiers km et <0,8 ‰ en aval

- source à 210m d'altitude à Hiesse en Charente et rejoint la Vienne à Cenon sur Vienne (49m d'alt.)

- débits : moyenne à 6,56m3/s à Vivonne (24,5m3/s à Dissay), min: 0,73m3/s  ; max : 104m3/s.

- géologie : traverse le seuil du Poitou avec 4 grandes entités : 2 bassins sédimentaires (Parisien et Aquitain) et 2 massifs granitiques (Central et Armoricain)

- Population : 285 000, essentiellement sur Poitiers (50%)

Pour en savoir plus : qualité de l'eau, quantité, milieux aquatiques 
voir le document de synthèse du
SAGE Clain

et pour pouvoir comparer avec d'autres cours d'eau de la région : 
eau-poitou-charentes.org  (dans le menu de gauche vous retrouvez des cartes régionales "connaître l'eau..." / "Sa qualité" et ensuite par année de 2000 à 2012 par exemple)

 

 

Peuplier tombé (chablis) lors de la tempête de 1999 sur la Dive de Couhé (photo prise en 2000 à Châtillon). 
peuplier tombé tempête 99